Mali, Niger et Faso: quand Goïta, Tiani et Traoré font dans les Fake news
- Towanou Johannes
- Jan 30
- 4 min read

Les récentes déclarations de certains dirigeants du Sahel viennent alimenter un climat de méfiance et de confusion au sein de l'opinion publique.
Après les accusations de bases françaises présumées au Bénin par Ibrahim Traoré, c'est au tour du général Assimi Goïta, président de la junte malienne, de faire une déclaration pour le moins surprenante.
Il a récemment affirmé que la France faisait face à des coupures d’électricité récurrentes, une allégation qui semble s'inscrire dans une stratégie plus large de désinformation orchestrée par les juntes militaires du Sahel.

Cette déclaration d'Assimi Goïta, qui semble déconnectée de toute réalité, prend une ampleur particulière dans un contexte où les autorités des pays du Sahel multiplient les accusations contre l'ancienne puissance coloniale.
Le but évident semble être de détourner l'attention des véritables problèmes internes auxquels ces régimes font face, notamment en matière de sécurité et de gouvernance.
Une tactique qui joue sur les émotions et les peurs populaires pour galvaniser l'opinion, tout en faisant éclipser les défis réels qui restent sécuritaires et sociaux.
Des accusations qui tombent à plat
Contrairement aux affirmations d'Assimi Goïta, la France bénéficie d'un stock stratégique de 320 000 tonnes d'uranium enrichi, permettant à ses centrales nucléaires de fonctionner pendant encore sept à huit ans sans interruption.
Ce chiffre, corroboré par des sources officielles, dément formellement l’idée d’une crise énergétique imminente en France, qui serait pourtant l'un des éléments de la rhétorique de la junte malienne.
Les accusations de coupures d'électricité récurrentes sont donc non seulement infondées, mais elles semblent également destinées à servir une cause plus politique que factuelle.
Les dirigeants militaires du Sahel, qui ont pris le pouvoir à la suite de coups d'État successifs, semblent s'être engagés dans une course à la déstabilisation de la perception du rôle de la France dans la région.
Leurs déclarations ne sont pas sans rappeler les mécanismes de propagande utilisés par des régimes autoritaires, qui cherchent à manipuler l'opinion publique en vue de renforcer leur légitimité et justifier leur politique de rupture.
Une guerre de l'information
Ce recours à des fausses informations s’inscrit dans un contexte plus large de guerre de l'information menée par les juntes du Sahel.
Dans un monde où les réseaux sociaux jouent un rôle crucial, les déclarations mensongères circulent rapidement, et des récits alternatifs sont fabriqués pour manipuler les masses.
Ces fake news sont non seulement une manière de construire une image d’unité et de résistance face à tous les ennemis réels comme fictifs, mais elles servent aussi à justifier des politiques qui, en réalité, échouent à répondre aux véritables enjeux du développement et de la sécurité.
Le Bénin démonte les mensonges du Niger
Un exemple frappant de cette stratégie de désinformation est l'accusation lancée par le président de transition du Niger, Abdourahamane Tiani, contre le Bénin.

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